A la découverte de deux sites de la vallée de la Suippe

Le 23 mai 2023, nous étions une bonne trentaine d’adhérents à se rendre en co-voiturage à l’invitation de l’association nature et paysages de la Suippe.

Pour ne pas perturber les sites d’accueil, le groupe s’est scindé en deux pour se rendre alternativement matin et après-midi sur la pelouse à orchidées avec Mme Brigitte Verdelet et le jardin de M. Marc Langlois .

La prairie à orchidée nous a réservé une agréable surprise, car, malgré les conditions climatiques peu favorables de ce début de printemps, les orchidées étaient au rendez-vous. Tout en respectant autant que possible le site, nous avons pu observer 6 ou 7 espèces différentes sous la conduite de Mme Brigitte Verdelet, par ailleurs présidente de l’association sus-citée.

Le jardin de M. Marc Langlois, n’a pas usurpé le terme de merveilleux qui nous avait été rapporté. Chacun a pu admirer la diversité florale et la tenue parfaite de ce jardin . c’était un véritable régal pour les yeux. Les adhérents ont également découvert de nombreuses curiosités et raretés horticoles.

Le groupe s’est retrouvé pour le déjeuner tiré du sac dans un local de la ferme de Mme Brigitte Verdelet que nous remercions, ainsi que son association pour l’accueil réservé

Bourse aux plantes du 30 avril 2023

La bourse aux plantes de printemps bénéficiait d’un barnum mis à disposition par la commune de Saint-Laurent. par un beau temps printanier nous étions 13 exposants dont les membres du jardin partagé du Paquis à Charleville-Mézières.

Les étals étaient copieusement garnis tant en plantes florales qu’en plants de légumes .

L’affluence fut la plus forte que nous ayons rencontrée depuis fort longtemps .Plus de 110 personnes se sont pressées sous le barnum et les échanges se sont multipliés à tel point qu’il restait très peu de végétaux en fin de matinée. Nos adhérents ont pu comme d’accoutumée, procéder à des échanges entre eux en début de matinée. Nos dames en charge du café et des gaufres n’ont pas chômés également tout ce qui était prévu a été consommé.

La matinée s’est terminée par un pique-nique sur place entre les membres du club disponibles.

Ce fut véritablement un beau succès dont on espère vivement qu’il en appellera d’autres.

Atelier bricolage du 25 mars 2023

Le projet proposé ce printemps, consistait en la réalisation de deux paniers en bois pour se rendre au jardin.

Toute la préparation initiale, c’est à dire, la découpe des bois, le perçage des avant-trous avait été réalisé par le responsable de l’atelier Gérard Vandenbroucke qui de surcroît nous accueillait avec son épouse fort agréablement dans son habitation.

Il restait donc à chaque adhérent inscrit à assembler, visser et coller les éléments pour parvenir aux réalisations(voir photos) et ce ne fut pas une mince affaire. Gérard se prétait de bonne grâce à toutes les sollicitations.

L’ambiance fut très conviviale, notamment au moment du repas tiré du sac.

L’itinéraire trépidant des fleurs coupées

Monsieur Igor Frinot, fleuriste à Charleville-Mézières, intervenant constant dans l’atelier art floral, nous a présenté cette conférence devant plus de 30 adhérents.

Les fleurs qui composent les bouquets achetées ont parfois parcouru un bon nombre de kilomètres autour de la planète.

Le marché français:

Les bassins de production se situent en: Centre Limousin, grand Ouest, Seine et Manche, grand Est, Rhône alpes, Auvergne et grand Sud

Origine des produits: les produits proviennent pour les fleurettes et roses d’Ile de France, pour les bulbes, hortensias, mimosas de Bretagne, pour le muguet de région nantaise et bordelaise et pour les renoncules, tulipes, pavots mimosas, roses, lisianthus de PACA.

Le marché de gros français:

Il y a 17 marchés d’intérêt national en France dont le plus important et le plus connu est le MIN de Rungis ouvert en 1969. Celui-ci est consacreé à tous les produits agricoles (dont l’horticulture) et alimentaires. L’accès en est strictement réservé aux producteurs et commerçants.

Il existe également quelques marchés d’intérçet régional dont le plus important est celui de la société de marché aux fleurs de Hyères. ayant un rayonnement dans le sud français et bien au delà à l’export.

Le marché hollandais:

Flora Holland est situé sur plusieurs sites dont en particulier le site de Aalsmeer. C’est une coopérative dont l’ensemble des producteurs sont les propriétaires. Ces producteurs ont un engagement de fourniture exclusif à la cooperative.

Les produits correspondent à un cahier des charges strict d’où il découle des produits de grande qualité. Ce marché propose un assortiment de variété inégalé dans le monde provenant de la planète entière.

Entre le chargement sur le site de production et la distribution aux revendeurs, il ne se passe pas plus de 24h00 quelqu’en soit l’origine sur la planète. (cf graphique)

Pour les professionnels du Nord de la France, la proximité de cet énorme marché mondial est une énorme chance.

Atelier Art Floral du second semestre 2022

COURONNE DE NOEL

Le samedi 3 décembre à la salle de l’AJA à Saint-Laurent nous avons fait avec Igor FRINOT fleuriste, 2 ateliers: 6 personnes le matin et 9 personnes l’après-midi.

Dans un plat rond de 30 cm de diamètre, nous avons créé une couronne avec un pain en mousse verte. Celle-ci fut recouverte avec des Roses branchues, Freesias, Ornithogales, Gypsophiles, Eucalyptus et du Ray grass.

De jolies boules de Noël roses, de tailles différentes sont venues garnir le centre de cette composition dont la couleur était dans un camaïeu de rose et blanc.

Le résultat obtenu fut à la hauteur de notre attente, tous enchantés de ce moment de convivialité et heureux de leur travail.

Atelier Art Floral du premier semestre 2022

ECLOSION PASCALE

Cet atelier s’est déroulé en deux parties

Le mardi 15 mars, 13 personnes se sont inscrites et en amont nous avons réalisé un œuf de belle taille en papier mâché qui a servi de support pour notre atelier suivant du 2 avril. L’apprentissage de cette technique a bien plu aux participants.

Le samedi 2 avril avec Igor FRINOT fleuriste nous avons fait deux séances. Le matin avec 7 personnes et l’après-midi 6 personnes. nous avons créé une composition florale dans l’œuf fabriqué et peint précédemment. Cette composition comprenait des Freesias, des Giroflées, des Craspédias, des Roses branchues, des Chrysanthèmes Tokyo et des Wax flowers.

Tous les participants sont repartis enchantés avec leur propre composition.

Trois mots pour un regard ou comment regardons nous notre environnement paysager, naturel et bâti

Plus de 35 adhérents étaient au rendez-vous de la conférence présentée par Michel DEGRÉ, membre de l’AJA le mardi 8 novembre 2022. Le diaporama, richement documenté, déclinait le titre sus-évoqué en deux grandes parties: Les paysages et le bâti.

Les commentaires du diaporama, non sans humour, ont permis à chacun de prendre conscience de la diversité et de la complexité des paysages et bâtis présentés. Chaque diapositive sous l’éclairage de l’intervenant prenait une dimension nouvelle plus riche que nous l’avions envisagée de prime abord.

Les paysages très divers ( prés, terres cultivées, boisements, haies, eaux, etc…) et les différents bâtis traduisent des usages présents ou plus souvent passés de l’homme. La curiosité est également un élément-clé dans la démarche présentée.

Gageons que chacun a pu repartir avec de nouveaux outils pour enrichir la lecture de son environnement proche ou plus éloigné.

Bourse aux plantes du dimanche 2 octobre 2022

Bourse aux plantes du dimanche2 octobre 2022

Notre traditionnelle bourse aux plantes d’automne s’est tenue le dimanche 2 octobre sur la place devant la mairie de Saint-Laurent. Un chapiteau avait été mis à disposition par cette commune.

Nous n’avons pas eu de chance avec le temps qui s’est révélé pluvieux toute la matinée. Ceci n’a pas eu d’incidence sur la fréquentation qui fut une des meilleures de ces dernières années.

Il y eut 6exposants, avec des étals bien fournis et de nombreux visiteurs tant parmi les adhérents que le public externe.Au plus fort de la bourse, il y avait près de cinquante personnes qui se pressaient sous le barnum.

L’horaire de la manifestation de 10h00 à 12h30 a mieux répondu de toute évidence aux attentes de chacun.

Grand merci à nouveau à la commune pour la mise à disposition du barnum, des tables, des bancs , du raccordement électrique et de l’accès aux toilettes.

Merci enfin à Lydie, Michèle et Krystyna qui ont redoublé d’efforts pour fournir gaufres et cafés bienvenus par ce temps.

Bourse aux plantes du 30 avril 2022

la traditionnelle bourse aux plantes de printemps s’est tenue le samedi 30 avril sur la place devant la salle des fêtes de la commune de St-Laurent. Un chapiteau a été mis à disposition par cette commune.

Nous avons débuté la matinée par un temps relativement froid mais sec.Le temps s’est largement amélioré en cours de matinée.

Il n’y eut que 5 exposants.La récurrence de la faible participation des adhérents nous conduit à nous interroger sur le principe du maintien ou les modalités de cette manifestation.

La fréquentation estimée au total n’a pas dépassé une trentaine de personne.

Le stand café a permis aux premiers arrivants du matin de se réchauffeer

Conférence Toponymie

Le 15 décembre 2021, devant prés de 40 personnes, Michel Tamine, ancien professeur à l’université de Reims Champagne-Ardenne et membre de l’AJA nous a fait partager sa passion pour les mots, leurs origines, leurs constructions et leurs répartitions géographiques.

Cette passion qu’il pratique continuellement, s’est déclinée ce soir sur la toponymie et sur un exemple en particulier: les toponymes désignant le « hêtre ».

Identifiés dans le cadastre »napoléonien » réalisé dans la première moitié du XIX ème siècle et riche de 65000 noms de lieux et lieudits, ces toponymes font apparaître une stratigraphie linguistique constituée de 3 couches, appartenant aux différentes langues pratiquées autrefois dans la région.

une couche gauloise représentée par bagina (sylva), dérivé adjectival de bagos, qui désignait le hêtre en gaulois, et qui aboutit par une évolution phonétique régulière à: Baine, Beyne ou Bène, etc .(selon les graphies retenues au cadastre). Ce toponyme est présent à Aiglemont, Montcy-Saint-Pierre, Nanteuil- sur- Aisne, Vaux- Champagne, mais aussi dans le nom de la commune marnaise de Beine-Nauroy. (37 attestations de Baine ,Beine dans la Marne).

une couche latine, représentée par les descendants de fagus, qui désigne le hêtre en latin et aboutit à Faux, très présent dans les Ardennes(75 attestations) et la Marne (cf. Les faux de Verzy), ainsi que son dérivé fagetum, qui aboutit à Fayis, Fays, Fée (cf.La Marfée), (plus de 100 attestations dans les Ardennes) ( voir carte, annexe 1); d’autres dérivés sont également présents, comme Fayard, Fayenne, Fausey, etc. (voir annexe 2) .

une couche germanique, à partir de l’étymologie *haistr, qui a donné au français le nom « Hêtre », dont on trouve quelques représentants toponymique dialectaux sur la bordure orientale des Ardennes(as,at,èt)ainsi que le diminutif Hatrelle (Fleigneux, Hautes-Rivières…).Mais comme on le voit, le nom d’origine germanique s’est imposé dans le lexique, sans entamer la couche toponymique latine, solidement implantée.

Vient ensuite l’exposé d’une recherche récente, associant la société française d’onomastique (dont Michel Tamine assure la présidence), le laboratoire COGIT de l’IGN et l’INRA (Nancy). A la demande de ce dernier, dans le but d’évaluer l’impact du changement climatique sur l’implantation du hêtre, une recherche toponymique a été conduite sur l’ensemble du territoire français, afin d’évaluer l’implantation du hêtre au XIX ème siècle: les résultats ont été comparés à l’implantation actuelle, ce qui a permis de modéliser, par projection, la situation prévisible en 2100: le résultat est impressionnant, puisqu’il montre que le Hêtre aura disparu dans une grande partie de l’ouest de la France (voir annexe 3).

Sources de l’exposé:

Michel Tamine, « le hêtre dans le toponymre des Ardennes », Nouvelle Revue d’Onomastique n° 54, 2012 [parue en 2013, p 37-74.]

M. Tamine, D. Tarze, S.Mustière, V. Badeau, J.-L.Dupouey, « changement climatique et toponymie – Etude de la répartition ancienne du hêtre à travers ses traces toponymiques », Revue internationale de géomatique, vol.25, n°2/2015, p229-244. Cette recherche a été conduite en collaboration avec l’IGN (Laboratoire COGIT) et l’INRA Nancy Université/UMR écologie et écophysiologie forestière.